Alertez les bébés!

téléchargementAprès La Baleine au début du mois, et avant la M.J.C. d’Onet dans quelques jours, c’était à La Menuiserie qu’une troupe locale de théâtre avait donné rendez-vous aux spectateurs. Ils jouaient à nouveau « Assistante Maternelle à tout prix » une pièce spécialement écrite cette année pour marquer la Journée Nationale des Assistantes Maternelles, manifestation créée en 2005, laquelle depuis se célèbre chaque 19 novembre. C’est donc davantage un texte de commande respectant à la lettre un cahier des charges précis avec les problématiques induites, lesquelles se déclinent les unes après les autres : la quête éperdue des parents en recherche d’une solution, les bons conseils de l’entourage, les différentes figures de nounous plus ou moins investies, l’absence de reconnaissance du métier, l’importance des relais partenaires et des conseils prodigués lors de journées de formation, les attentes des parents souvent contradictoires, la législation actuelle, etc… En fait cette comédie en cinq actes se lit autant comme un mémento de survie pour les uns qu’un vade mecum pour les autres. Un projet consensuel donc, avec la volonté affirmée de changer l’image de ce métier, « le travail à la maison n’est pas du travail », d’en faire émerger la complexité et le doigté psychologique qu’il suppose ou d’en modifier la perception réductrice habituelle, entre autres. Quelques paroles bien senties sur « les Bidochon en liberté », une parodie cinglante d’une complainte sucrée d’ Yves Duteil, la caricature d’un  tortionnaire refoulé ou celle d’un couple écolo-bobo plein d’espoir, la culpabilité chez les uns ou la cupidité des autres, autant de situations qui font même écho à l’actualité récente de certaines crèches sauvages démantelées, il y en a pour tous les goûts… Et chacun peut facilement ou s’identifier ou reconnaître quelqu’un de son entourage proche. Les intentions respectables de l’auteur et la bonne volonté des comédiens sont indéniables mais avec une mise en scène quelconque, c’est plus un catalogue de réflexions type brèves de comptoir qu’une réelle création. L’enchaînement des propos est prévisible, et la chute cousue de fil blanc, pour un spectacle qui a besoin de se bonifier tant sur la forme que sur le fond pour être davantage qu’un simple propos de circonstance, fut- il bien intentionné.

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