Paris Combo fait son come-back

téléchargement (4)Il y avait une ambiance de feu à la fin de ce premier spectacle de la saison 2012/13 à la M.J.C. de Rodez organisé en partenariat avec l’association Oc Live, dans une salle archi pleine . Faut dire que le groupe en vedette pour l’occasion était Paris Combo,  un groupe de près de 20 ans d’âge qui s’exporte très bien à l’étranger et écume les festivals les plus prestigieux, de retour en France après une longue pause. Leur style assez inclassable s’inscrit dans la lignée des Négresses Vertes pour leur exubérance musicale tous azimuts qui fait la part belle au mélange des genres. D’aucuns disent que cela va de « la java pouet pouet à la bossa nova pour garden-party via la musique estivale pour décapotable », c’est probablement exact mais trop réducteur.  On y trouve ce qu’on est venu y chercher. Des influences protéiformes, du swing aussi résolu qu’obsessionnel , des sonorités jazzy emballantes , un aspect délicieusement rétro contrebalancé  par des paroles résolument actuelles, le tout servi bien frais par une chanteuse Belle du Berry qui a sa place entre Betty Boop en plus vaporeuse et glamour et Lara Croft  minaudant pour vampiriser tout ce qui bouge. Elle s’empare de la scène avec aisance et l’orchestre qui l’accompagne se glisse aussitôt avec bonheur dans une complicité joyeuse, c’est une connivence qui mêle sérénité et respect, ou chaque solo rebondit pour mieux mettre en valeur l’ensemble. La présence tantôt coquine tantôt plus feutrée, le déhanché gentiment  suggestif, la chanteuse mène son récital avec maîtrise et  altruisme pour la plus grande joie du public qui se love dans cette atmosphère ouatée du meilleur gout. Des accents qui pourraient illustrer une bande son pour un film de Woody Allen, une tendance  night-club pour fidèles habitués, ça tient du bonbon acidulé qui fond lentement en bouche et du chamallow qui colle aux dents, entre rythmes enjoués et morceaux de bravoure pour distiller une atmosphère festive et décontractée.  En première partie de soirée, c’était Lina and,  une chanteuse, robe à pois et bottines, qui fait dans les vocalises fortement typées entre anglais distordu derrière un mégaphone et espagnol chuintant pour un résultat surprenant.

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