Que la fête commence !

images (2)Le rendez-vous était fixé à samedi en fin d’après-midi pour le lever de rideau de La Baleine, le nouveau théâtre d’Onet le Chateau. Sur la place des artistes, se sont succédées  plusieurs troupes qui, chacune dans sa spécialité, montraient savoir-faire, grâce, dynamisme et convivialité. De ce large kaléidoscope on retiendra tout d’abord l’ensemble de batucada, Tamos Juntos, dirigé avec bonhomie et chaleur par Samuel Bras, qui à chaque sortie transforme l’espace urbain en sambodrome. Tambourins, repiniques, chocahlos et autres agogôs  rivalisent d’énergie et de rythmiques pour sublimer des percussions toujours plus envoutantes, et les costumes mêlent la sobriété d’un noir profond et la fantaisie  de quelques liserés de couleurs chatoyantes, qui, sur son chapeau, qui, via des chaussettes dépareillées, qui via son foulard . C’est débordant de sympathie souriante et de plaisir contagieux. Tel un fil rouge, on les retrouvait régulièrement tout au long de la soirée pour proposer enthousiasme et  bonne humeur communicative. Parmi les autres moments forts, il faut souligner le cirque La Cabriole lequel avec du « Rififi dans la roulotte » offrait un tourbillon réussi de poésie décalée et de puissance athlétique. Comme les artistes ambulants de jadis, Loïc et Marie font de leur caravane un personnage à part entière de leur spectacle, caverne magique d’où ils tirent leurs accessoires mais aussi  lieu d’où ils s’élancent pour des acrobaties à la corde qui font autant la part belle à la puissance qu’à l’humour. Sauts de l’ange, balançoire aérienne et autres porters s’apprécient d’autant plus que les numéros sont bourrés de malice et de clins d’œil, le summum de l’élégance pour dissimuler l’immense travail en amont  qu’ils supposent. Et la venue de leurs deux jeunes enfants pour le final ajoute une note de naïveté et de tendresse qui fait fondre le public à juste titre.                                                                          téléchargement (1)Enfin, à la nuit tombée, c’était sur une scène montée pour l’occasion, Savignoni Trio qui lui proposait du jazz version manouche pour un concert tout de virtuosité et d’inspiration qui lorgne autant vers Django Reinhardt que Stéphane Grappelli, où les envolées de guitares dialoguent avec la douceur de la contrebasse pour des moments de  complicité qui mettent en valeur sensibilité, techniques et musicalité. On peut les retrouver sur leur premier C.D. intitulé « 101 » qui est sorti l’année dernière.                                                                                                                                      Une inauguration toute de charme et riche de promesses.

Publicités
Cet article, publié dans Divers, est tagué , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s