Estivada es acabada

téléchargementQue retenir de l’édition qui s’achève?  D’abord que L’Estivada a réussi son pari en drainant des milliers et des milliers de festivaliers tout au long de la semaine. Il n’y a qu’à garder en mémoire la soirée de clôture avec Zebda, noire de monde, du jamais vu à Rodez, des spectateurs de tous âges envahissant le Val de Bourran et au-delà, sur l’esplanade qui débordait de tous côtés, des gens aux fenêtres, du monde qui venait de partout, le plus souvent à pied depuis le centre-ville et, heureusement, car il n’y avait plus une place de parking à la ronde. On peut noter au passage que là, la grande scène trouve tout l’espace nécessaire pour accueillir les concerts de grande envergure, avec cependant un  bémol, l’absence totale de toute végétalisation et autres arbres. Ensuite le large panorama sur l’Occitanie y compris hors de ses frontières hexagonales, quand le bleu d’Aoste fait écho au cabécou, le raki au pastaga, l’aïoli à la truffade,  les tapas à l’aligot. On regrettera juste que son versant cinéma, la Mostra,  premier du genre certes, n’est reçu ni la publicité nécessaire ni touché beaucoup de public. Ce grand rendez-vous festif et convivial, sous l’égide de Patric Roux, n’oublie pas, aux cotés des nécessaires têtes d’affiche, de donner les coups de projecteurs nécessaires qui permettent à de nombreux autres artistes et groupes de rencontrer leurs publics. Retrouver des figures historiques comme Mans de Breish ou Patric côtoyer d’autres générations et d’autres styles … la poésie de  Brassens en langue nostre, le métissage sonore avec des influences des deux rives de la Méditerranée et tant d’autres choses encore, c’est montrer, s’il en était besoin, toute la vitalité qui irrigue cette culture. Année après année, patiemment, Rodez grâce à l’Estivada a gagné sa place sur la carte de France et une reconnaissance indiscutable pour figurer maintenant parmi les rendez-vous incontournables de l’été au même titre qu’Avignon pour le théâtre, les Vieilles Charrues ou les Francofolies pour la musique. La  reconnaissance officielle de l’occitan et de sa culture  comme richesse immatérielle du  patrimoine, pour parler l’Unesco dans le texte, ne saurait tarder.                                                                                                                                                      Une visite ministérielle ou présidentielle comme pour Jazz in Marciac ces derniers jours serait du meilleur aloi. Vive la 20ème édition !

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