Débrouille et d’oc

téléchargementDeuxième et dernière journée pour la Mostra avec pas moins de 10 films dans tous les styles projetés au Royal, toujours en occitan plus ou moins normalisé, avec ou sans sous-titre. Aux documentaires sur la mémoire paysanne sur un temps passé mythifié par les souvenirs ou les vieilles cartes postales  dressant le constat  de la disparition de la langue en parallèle de l’exode rural, on peut largement préférer des films délibérément plus festifs voire iconoclastes lesquels s’éloignent ainsi de ce côté  passéiste pour ne pas dire confit dans la naphtaline version FNSEA.  Parmi ceux-ci on doit citer en tout premier lieu les deux épisodes de la série vidéo  intitulée «  L’Occitanie en baignoire »  à savoir « la dent » ou « le sein » qui sont de purs moments de folie douce où plusieurs olibrius frondeurs bizarrement accoutrés dézinguent à tout va, aussi bien la religion, la bienséance que le politiquement correct, avec gourmandise et mauvais gout. C’est farfelu et joyeusement foutraque, bourré d’ingéniosité et de gags, et ses auteurs  font de la croix occitane des utilisations aussi inattendues que carrément délirantes. Les mêmes, autour de Laurent Labadie,  proposent aussi un moyen métrage intitulé « Le Cho Chi Shon ou l’art martial occitan » entre parodie de kung fu, documentaire gastronomique et   heroic fantaisy absolument hilarante rendant aussi bien hommage à Excalibur ou Guillaume Tell qu’au cassoulet et aux fromages locaux. Dans un tout autre registre on ne manquera pas « l’escola ideau » une jolie fable tout droit sortie de l’imagination et du talent conjugués de la calendreta de Lescar ou « Paur sus Paris » qui s’inscrit dans  le genre  fantastique en suivant les pérégrinations d’un groupe de jeunes depuis la pyramide du Louvre jusqu’aux entailles du cimetière du Père Lachaise. Et Festival de cinéma oblige, on notera aussi la malice d’« Istueras de Cana » moins de quatre minutes, pour la jouer grand seigneur et grosse berline sur la Croisette, tout en ambiguïté et quiproquo.                              Rendez-vous l’année prochaine pour la sixième édition pour découvrir «  avec le cinéma une corde de plus à l’Estivada » comme le précisait Sarah Vidal adjointe au maire de Rodez accompagnée pour l’occasion d’une représentante de la Généralitat de Catalogne invitée d’honneur, cette année.                                                                                                                                                                   

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