Mostra Occitana

imagesOn connait depuis longtemps la Mostra de Venise, à l’été finissant, sa lagune,  ses stars  et ses lions d’or qui consacrent les meilleurs films du moment. Hier à Rodez, au Royal, avaient lieu les premières projections de la Mostra de cinéma occitan. Après Lleida et avant Toulouse, Montauban, ou Barcelone, est projetée un peu partout dans la région et jusqu’en Catalogne, une sélection très éclectique de courts, moyens et longs métrages dans tous les styles avec pour seul dénominateur commun la langue d’oc, éventuellement déclinée dans ses diverses variations territoriales. Une première remarque s’impose : profiter de l’écho de l’Estivada à venir est une excellente idée, reste juste à faire suffisamment d’informations à ce sujet, via les medias locaux notamment, pour faire connaitre cette facette supplémentaire de la culture occitane, au risque sinon de ne se retrouver qu’avec une douzaine de spectateurs égarés dans une immense salle. Ce qui fut le cas hier pour la première des deux journées de projection.              Au programme tout d’abord un court métrage malicieux en version fable, sur les affres éventuelles à ne parler que français dans tous les aspects de la vie quotidienne, comme un mauvais rêve, sans ce vocabulaire chantant et imagé qui transcende. Il y eut ensuite un film d’animation, naïf dans son graphisme, qui revisitait la légende de la Lorelei d’après un conte de Jean Boudou, l’auteur du cru dont la maison à Crespin est maintenant devenue un musée. Et enfin beaucoup plus intéressant «  Las Sasons »,  un film de Pamela Vasela, comme un road movie dans la mémoire de femmes de divers origines, âges et professions, lesquelles se confient et se racontent, au plus profond de l’intime, leurs doutes et leurs fiertés… Il y a aussi bien la vieille dame  au crépuscule de sa vie que l’étudiante toute de fraicheur et d’enthousiasme, la femme d’agriculteur qui travaille sur des projets de développements durables ou l’institutrice retraitée qui ne manque pas d’évoquer  son mai 68 à elle… Des instantanés riches d’authenticité autour de l’actrice principale Monique Burg qui tient lieu de fil rouge tisant  et retissant en permanence ces bribes de souvenirs personnels qui en creux dessinent l’histoire récente d’une région et de sa culture-l’Occitanie- dans un parler aux accents charentais, périgourdin ou gascon. A noter que ces films ont obtenu un soutien à la création ou à la diffusion des conseils régionaux d’ Aquitaine ou de Midi-Pyrénées par exemple.  La suite dès aujourd’hui  mardi à partir de 15 heures , même lieu, , et toujours entrée gratuite.                                                                    

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