Elie-mélo

téléchargement (11)Dernier spectacle de l’année à l’Amphithéâtre de Rodez avec la venue d’Elie Semoun pour son dernier one-man-show en date  intitulé « Tranches de vie ». Pour l’occasion, il déboule sur la grande scène avec en musique de fond,  la chevauchée des Walkyries, une manière toute égocentrique de s’affirmer tout de suite dans l’humour juif « non rancunier » et de s’ouvrir des perspectives larges pour pouvoir taper allègrement tous azimuts. Multipliant les personnages, y compris les mythiques Toufik ou Kevina,  il passe ainsi en revue toute une galerie d’individus plus ou moins caricaturaux pour distiller son humour bien particulier. D’une série de sketches inégaux, on remarquera surtout celui de Bruno, danseur classique adepte de la sophrologie et de la relaxation, bénévole débutant dans une prison pour criminels gros calibre, les remerciements acides aux obsèques dans une lettre post mortem – »un after » –  franchement hilarante ou le chef d’une bande de bras cassés qui prépare un braquage… Très à l’aise, passant d’un caractère à un autre avec fluidité et souplesse, tel un Fregoli des temps modernes,  il enchaine répliques parfois limite et franches rigolades pour composer son décorum personnel entre clins d’œil au cinéma via un fauteuil roulant, un numéro de claquettes autour d’une chaise façon Cabaret ou ses tics et exclamations à la façon d’un Louis de Funès sous ecstasy, mais aussi des  remarques plus incisives sur  l’arabe de banlieue, la grivoiserie cocardière, la séance de  mammoplastie par un chirurgien obsédé par le profit  ou l’engouement intergénérationnel pour le jardinage … Mais c’est au rappel que l’on profite du meilleur à savoir  un  cambriolage revu et corrigé en anniversaire surprise.                                                                                                                                                   Une  mise en scène sémillante et dynamique que l’on doit à Muriel Robin, et des lumières qui enveloppent l’espace avec intelligence habillent ce spectacle d’un professionnalisme indéniable, néanmoins reste un sentiment diffus, celui d’avoir vu un artiste faire le job a minima, consensuel et policé comme il faut.                                                                                                        

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