Tocs en stock

téléchargement (2)Salle d’attente d’un professeur émérite, grand spécialiste du traitement des troubles obsessionnels du comportement, alias les tocs, ces phobies, manies et autres angoisses qui rendent la vie impossible pour soi ou pour les autres. Se retrouvent ainsi six patients qui se débattent avec leurs troubles, entre crises aigües et soulagements fugaces. L’un est atteint du syndrome Gilles de la Tourette et profère à intervalles réguliers son lot d’insultes et de jurons, un autre est un double  du héros de Rainman qui compte tout et n’importe quoi, une autre, confite en dévotion, vérifie encore et encore si elle n’a rien oublié, une autre ne peut rester sans se laver les mains et désinfecter tout ce qu’elle touche tout en récitant continuellement des chapitres entiers du Larousse médical à la moindre occasion, une autre répète toujours chacune de ses phrases et le dernier ne jure que par la symétrie systématique, c’est dire combien ce petit monde est un condensé de monomaniaques. Pour tuer le temps, car le fameux docteur est retardé par un avion, ils vont entreprendre une partie de Monopoly du genre savoureuse pour mieux faire connaissance. Puis climat plus propice aidant,  ils entament une thérapie de groupe où chacun, se focalisant sur le toc d’autrui, en oublie son propre handicap … ce qui se révélera hautement bénéfique pour tous, jusqu’à une chute inattendue et désopilante. Jeux de mots ou calembours, répliques cinglantes et reparties qui font mouche, cette  pièce de Laurent Baffie  est une surprise agréable car le personnage, volontiers provocateur est capable de nombreux excès. La bande de copains de Cos’Arts venu d’Aurillac en  propose une version qui, en étant un peu raccourcie, gagnerait en rythme, mais l’entrain et le dynamisme dont l’ensemble des comédiens fait preuve clôturait de façon enlevée la quatrième édition de ce Festival de théâtre amateur d’Onet. Et la musique d’ambiance, issue d’Alfred Hitchcock présente, ponctuait  régulièrement le spectacle pour y ajouter un clin d’œil entre ironie et malice du meilleur goût.

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