Home, sweet home ?

images (2)«  My land » est un film documentaire du réalisateur Nabil Ayouch, né d’une mère juive tunisienne et d’un père musulman marocain. En ce sens, il est idéalement placé pour porter un regard juste et sincère sur le douloureux problème de la coexistence sur une même terre de palestiniens et d’israéliens. Son film fait le pari de confronter l’Histoire de 1948, date de la création de l’état juif, al-Nakba – la catastrophe- pour les uns, la guerre victorieuse d’indépendance  pour les autres, une histoire que l’on veut occulter, de celles qui mettent l’accent là où ça fait mal, qui dérange et pour tout dire divise. Car ces réfugiés palestiniens que l’on voit dans les camps du Liban vivre misérablement dans la nostalgie d’un retour que tout le monde ou presque imagine vraiment très improbable, le réalisateur  les filme dans leur quotidien et ensuite il montre ces images à de jeunes israéliens qui eux vivent sur ces terres doublement légitimes et réclamées. C’est ce dialogue à distance, entre deux générations et deux peuples, qui offre à chacun une autre version, celle contradictoire que l’on entend que trop rarement, laquelle ouvre des pistes de réflexions croisées qui sont la trame  intime de ce film, sa quintessence indispensable. Un peu comme «  les citronniers » un  film de fiction d’Eran Riklis celui-là, mais inspiré de faits réels, c’est un jalon de plus qui interroge tous ceux qui sont conscients qu’il faudra bien un jour trouver enfin une solution définitive et viable pour tous pour que la paix s’installe et prospère au Moyen Orient.  Ce documentaire équilibré explique bien comment on en est arrivé à cette situation quasi inextricable, où  intérêts économiques et  passion religieuse se superposent, où le fanatisme des uns fait écho à la détermination des autres, pour ne rien céder et laisser perdurer cette situation toujours conflictuelle… même si on voit bien que les certitudes de quelques-uns sont mises à mal et que la nécessité de prendre en compte le voisin s’imposera à terme.                                                                        Ce film intelligent et subtil, chemin étroit entre deux mémoires,  était présenté par le Comité Palestine de Rodez, lequel avait l’année dernière organisé un voyage dans les territoires occupés dont il proposera un témoignage en photos à la Menuiserie.

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