Royal gala

téléchargement (5)Ce fut un vrai enchantement, quelque chose de féerique et de merveilleux au sens où on l’entend quand on parle de contes, car avec « Le roi des bons » par la Compagnie Balades de Sylvie Giron, d’après le roman d’Henriette Bichonnier, c’est bien de ça dont il s’agit. Un spectacle qui mêle la voix off laquelle fait progresser l’intrigue et la chorégraphie aussi légère qu’aérienne qui voit les différents protagonistes évoluer dans un décor tout en imagination et fantaisie. Cela relève à la fois d’enluminures élégantes et de ces fameux livres en trois dimensions que l’on manipule pour découvrir secrets en tous genres et trésors plus inventifs les uns que les autres, des livres très fragiles mais qui ne laissent jamais indifférents.Il était une fois, donc, un  Roi Léon d’un narcissisme exacerbé au point de ne supporter chez ses sujets que la laideur afin de lui laisser tout loisir de se contempler encore et encore dans son miroir. Un costume cape  bleu électrique et collants striés très flashy, des hallebardiers en evzones d’opérette et un lutin facétieux coté cour, des paysans en guenilles couleur passe- muraille, voilà pour le monde dans lequel évoluent ces personnages. Lugubre et sans éclat, au point que le royaume se meurt plus aucun enfant ne naissant dans cet univers ubuesque et despotique… jusqu’au jour où les miracles de l’amour transcendent et bouleversent toute cette mécanique trop déshumanisée… La musique de répétitive devient primesautière, les pas de danse de solo castrateur se métamorphosent en figures de groupes, la convivialité et le partage prennent possession de l’espace pour un final en happy end qui voit triompher l’espoir et Léon se convertir en nounou gâteau fondant devant le divin enfant du plus bel effet. La version masculine de la méchante reine de Blanche Neige ou les soldats excentriques façon Alice se sont définitivement convertis en parangons de bonté…Dans le public, aux cotés de leurs parents très sages se trouvaient de nombreux enfants qui étaient arrivés déguisés et grimés pour répondre à l’édit royal de ne pas rivaliser en beauté avec le tyran, lequel in fine deviendra un modèle de tendresse attentionnée.                                            Un vrai moment de grâce pour tous les âges qui donne envie de repeindre l’avenir aux couleurs de la confiance.

     

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