Autour des Bras

téléchargementPaul Lacoste, le réalisateur toulousain a tourné pour ce documentaire de 90 minutes, plus de 150 heures de pellicules sur un an et demi en suivant la famille Bras, les cuisiniers étoilés du Suquet, le « Relais et Châteaux » de luxe, tout de verre et d’acier qu’ils possèdent sur les hauteurs de Laguiole. Ce film « Entre les Bras » après la Berlinale était présenté lundi dernier en leur présence en avant-première au cinéma Le Royal de Rodez avant sa sortie au plan national, mercredi prochain.C’est ainsi qu’on effeuille nonchalamment l’album de toute la famille sur quatre générations, en s’attachant plus particulièrement sur la passation de responsabilités entre le père Michel, qui, dans le milieu, était surnommé le restaurateur-paysan et son fils Sébastien lequel est maintenant aux commandes. Les saisons se succèdent, aussi bien sur l’Aubrac qu’au Japon dans leur second établissement, jonglant entre les goûts culinaires de deux populations bien distinctes, mais aussi au hasard de certains cours de cuisine dispensés à Paris ou lors de la fête des vendanges de Gaillac où ils retrouvent l’espace de quelques heures certains de leurs pairs tels Troisgros, Gagnaire ou Roellinger. Cette plongée dans l’intimité d’une transmission que l’on ressent à la fois comme difficile pour le père qui a du mal à s’effacer et pour le fils qui n’ose brusquer les choses, est le cœur de ce long métrage. Entre respect évident et affirmation de soi, exigence de qualité et désir d’innovation, la voie est étroite. Ce fondu-enchaîné très progressif est illustré à l’écran par le nouveau dessert « cheminement » concocté in fine touche par touche par le fils sous le regard presque inquisiteur du père, lequel fait la séquence d’ouverture avec son fameux « gargouillou» aux saveurs sauvages de l’Aubrac.Tous ceux, et ils sont nombreux, qui ne pourront jamais s’offrir un repas vu le tarif astronomique demandé – à partir de 120 €uros par personne le menu hors boisson – ne pourront que saliver devant  ces plats qui mettent en joie autant les pupilles que les papilles, un mélange de sensations picturales et de création intuitive, à l’opposé absolu de la cuisine moléculaire en vogue il y a peu.A l’issue de la projection, les nombreux spectateurs purent dialoguer avec les deux chefs qui, pour définir leur art, citent volontiers un mot de leur ami Pierre Soulages, le peintre rouergat, « Plus les moyens sont limités, plus l’expression est forte ».                                                                                              Chacun put ensuite se régaler de quelques friandises notamment une savoureuse bouchée fouace/cédrat.

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