Pour l’amour et l’art

C’était une initiative originale et qui a été couronnée de succès. Saisissant la date traditionnelle du 14 févier le musée Denys Puech avait organisé une soirée résolument décapante intitulée  « Si on ne fêtait pas la Saint Valentin » avec au programme la découverte de la nouvelle exposition commentée par le commissaire de l’exposition en personne suivie de moments plus complices.

Des petits guéridons romantiques à souhait disposés un peu partout et joliment décorés avec force petits gâteaux et autres mignardises en forme de cœurs bien sur, photophores, coupes de champagne et quiz façon portraits chinois qui révèlent certaines facettes de sa personnalité ou trivial poursuit version Art en Midi-Pyrénées pour souligner toute la richesse de la région en particulier coté musées. C’était la variante couple amoureux, les yeux dans les yeux, mais il y avait aussi de plus grandes tables où l’on pouvait papoter ou s’amuser entre cartes de memory autour des œuvres de Salvador Dali ou de l’impressionnisme et autres art-dominos, autant d’invitations à rêver qu’à se projeter, une carte du tendre version ouverture sur l’art … de quoi nourrir des perspectives fulgurantes résolument nouvelles…

L’exposition que l’on peut voir jusqu’au 3 juin prochain «  Portraits et paysages » est consacrée à un peintre d’origine locale, de Millau plus précisément, mais qui vécut aussi à Toulouse. Théodore Richard, géomètre au cadastre de profession, joueur de violoncelle ou de viole de gambe à ses heures qui deviendra un « petit  maître » du paysage. Grâce à Laurent Nicolas qui porte avec classe habit d’apparat et chemise à jabots,  plus rien de la vie professionnelle, familiale ou artistique du peintre ne nous est étranger. Son érudition et son regard éclairent tous les tableaux d’une autre approche soulignant les mises en abîme, les clins d’œil vers d’autres univers ou les éléments caractéristiques de ce style dit « pyrénéiste ». De gaves en furie en château de Pau via le cirque de Gavarnie entre autres, on comprend mieux tout ce qui sous-tend ces fresques un peu naïves avec moutons et bergers toujours très proprets et autre symboliques, champêtre ou naturaliste, un tantinet désuètes. Un conglomérat de vrais faux panoramas reconstitués qui feront la joie des amateurs puisque ici ou là, au hasard de certains tableaux, on peut s’asseoir par terre et s’amuser à refaire la même chose en jonglant avec des pièces de puzzles.

Cette première d’artdating fut une vraie réussite et en appelle d’autres, c’est une approche ludique et distrayante pour sortir les musées et leurs collections des gangues épaisses où s’enkystent  trop souvent le formalisme et le conventionnel de bon aloi.

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