Chicago, photos et vidéo

Un mois tout juste, janvier, c’est le temps qui reste pour se rendre au Musée Denys Puech pour profiter de deux expositions temporaires actuellement à l’affiche.

Tout d’abord au sous-sol, prêtée par les Abattoirs et la FRAC Midi-Pyrénées, une vidéo couleurs de Franck Scurti intitulée Chicago Flipper qui date de 1997. Filmé au ras du sol  c’est une pérégrination dans le quartier d’affaires de la ville « The loop » et, comme une bille de flipper, le regard rebondit en permanence sur toutes les traces d’un urbanisme très particulier qui mêle aussi bien gratte-ciels surdimensionnés à l’américaine que bouches de métro plus métalliques. C’est à la fois stressant à cause du montage ultrarapide qui fait défiler buildings et autres, mais aussi surprenant par les brusques changements de perspectives qu’induit le parcours chaotique de cette bille de flipper. C’est, de la part de l’artiste, sa façon bien à lui de célébrer à la fois une ville  trépidante qui, entre crise économique, prohibition et gangs façon Al Capone ou John Dillinger, sut sinon inventer, du moins repenser une certaine architecture dans sa dimension de hauteurs, et qui depuis a fait florès, et industrialiser ces machines directement issues de cette période trouble.

Ensuite il suffit de monter à l’étage pour les Rencontres Platoniques qui proposent les regards croisées de cinq photographes contemporains venus du monde entier

Les plus intéressants sont Hlynur Hallsson, un islandais qui avec « On the road » décline des instantanés aussi intimes qu’ hétéroclites qu’il accompagne à l’envie d’un commentaire non seulement dans sa langue maternelle mais aussi en allemand et en anglais . Très inhabituel on peut ramener chez soi trois de ses œuvres imprimées façon set de table qui mêlent insolite et rafraîchissant.

A découvrir aussi une vison aussi ambiguë que décalée de portraits d’Olya Ivanova consacrés à une certaine jeunesse russe en version punk et piercing qui ne laissent pas indifférent .

A noter le dimanche 29 janvier 2012, jour de clôture un « Finissage Platonique » qui se dégustera sous forme d’un goûter d’hiver, un clin d’œil de gourmandise pour prolonger autrement cette exposition collective.

 

Cet article, publié dans Exposition, est tagué , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s