Expos, cadeaux , repos

Les nourritures terrestres avec force chocolats, dinde aux marrons, et  autres mets plus savoureux les uns que les autres, qui plus est arrosés au champagne, c’est vraiment la période qui bat son plein, mais c’est aussi une occasion de profiter de toutes les expositions que l’on peut voir en ce moment à Rodez.

Parmi celles-ci, trois dans des genres très différents, méritent que l’on s y’attarde.

La plus éphémère tout d’abord, puisque se déroulant seulement jusqu’au 4 janvier prochain a pour cadre La Menuiserie. « Regards d’ailleurs » regroupe les travaux des jeunes de l’I.M.E. des Cardabelles qui, à travers sculptures, peintures et moulages laissent exprimer leur créativité. C’est pour eux une façon de partager leurs ressentis et leurs vécus et de le traduire en volumes et en densité. Beaucoup de travail, de clins d’œil aussi et si certaines œuvres ou tableaux peuvent être qualifiés de naïfs, d’autres beaucoup plus élaborés, sont riches d’imaginaire et laissent poindre beaucoup de sensibilité. Toutes sont à la vente pour des prix modiques.

Tout à fait autre chose avec « L’éloge de la folie » qui dure jusqu’au 21 janvier, proposée par  la médiathèque de Rodez à l’ occasion du 500ème anniversaire de la publication de ce livre majeur de la Renaissance, un ouvrage qui fustigeait allégrement tous les puissants de l’époque et que l’Eglise elle-même combattait violemment. C’est ainsi qu’Erasme, son auteur,  fut victime de censure, certains passages de l’ouvrage furent biffés, supprimés ou recouverts de caches. Dans les vitrines, on peut découvrir outre plusieurs éditions rares de ce texte satirique écrit en latin, la langue des érudits de l’époque, exhumées du fond ancien, d’autres textes contemporains avec des illustrations des célèbres Holbein ou Durer. Pour la gourmandise, on ne manquera pas de se délecter de certaines citations entre ironie et impertinence qui ne manquent pas se sel.

Enfin, et s’étalant dans le temps jusqu’au 20 mai, « Curiosités et Merveilles », un coup de projecteur aussi inattendu qu’hétéroclite à découvrir au Musée Fenaille. Cette plongée en apnée dans les profondeurs des réserves du lieu qui restent le plus souvent au fond des cartons et des armoires est originale à souhait. Dans ce capharnaüm historique, ethnographique et scientifique, l’exotique y compris kitch le dispute à l’incongru, le farfelu à l’insolite. Sur près de deux siècles, ces divers objets amassés au gré des dons faits à la Société des Lettres de l’Aveyron doivent s’appréhender avec un œil critique, comme  des témoignages  fragmentaires d’une vision idéologique qu’il faut absolument  resituer dans son contexte social et politique.

Autant de rendez-vous pour bien démarrer l’année 2012 .

 

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