La Dame

images (5)C’est ainsi qu’on la nomme avec respect,  ou bien  étoile de la Birmanie, orchidée de fer ou Nelson Mandela au féminin, avec qui elle partage d’être lauréate du Prix Nobel de la Paix car, dans son pays, pendant des années, il était  interdit de prononcer son nom. Daw en version originale ou The Lady, qui est devenu le titre du film de Luc Besson,  cela suffisait à l’identifier. Et de fait, au travers d’un biopic d’Aung San Suu Kyi, le film brasse à la fois l’histoire de la Birmanie depuis la mort de son père le général Aung San, héros de l’indépendance arrachée aux  Britanniques-dont l’image orne toujours les billets de banque en circulation- jusqu’à nos jours, mais aussi en parallèle son histoire d’amour avec un universitaire anglais spécialiste de civilisation tibétaine et himalayenne. Quiconque est un peu curieux du monde connaît peu ou prou l’histoire de cette icône de tout un peuple marquée comme les héroïnes de tragédie grecque par le destin. Elle a deux ans quand son père est assassiné, elle partira ensuite faire des études à Oxford s’établira en Grande Bretagne avant d’être rattrapée par l’histoire, puisque revenue dans son pays natal pour assister les derniers jours de sa mère à son chevet, elle n’en ressortira plus jamais. Assignée à résidence dans sa maison, concrètement coupée du monde pendant des années, c’est avec une volonté inébranlable et la non violence de Gandhi en héritage, qu’elle se battra sans relâche pour que nul n’ignore la dictature à l’œuvre en Birmanie. Elle sera la grande gagnante des seules élections libres jamais organisées en 1990, mais les généraux, obsédés qu’ils sont de prédictions et d’influences astrales toujours plus étranges, sont plus sanguinaires les uns que les autres et ne la laisseront jamais exercer le pouvoir, multipliant au contraire crimes et exactions, matant aussi bien les manifestations d’étudiants de 1988 que celle des moines de 2007. Amnesty International a hélas montré que la réalité dépassait la fiction et la lueur d’espoir qui semble poindre actuellement semble bien fragile.                                                                            C’est grâce à Michelle Yeoh qui joue le rôle principal, à sa ressemblance gracile frappante, que ce film indispensable a vu le jour. Elle incarne toute la détermination et le caractère d’une femme d’exception.                                                                                                           

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