Zen à Zanzibar

images (1)Zanzibar, aux confins de la Tanzanie et du Kenya. Une destination mythique qui en a fait rêver beaucoup dont Victor Hugo ou Joseph Kessel. Pour Sonia Privat y aller était un défi, un défi qu’elle a relevé en février 2010. 15 jours là bas à s’immerger au milieu des gens dans ce melting pot au confluent de toutes les civilisations. L’Afrique bien sur, dont les extraordinaires Masaïs, leurs bijoux incroyables et le rouge écarlate de leurs vêtements, mais aussi des descendants indiens ou arabes et une mosaïque religieuse qui suppose tolérance et vie en bonne intelligence. Des milliers de clichés pour saisir cette atmosphère entre douceur de vivre et nonchalance, traditions ancestrales et nécessaire évolution, et ensuite traduire ces émotions en peinture: près de 200 aquarelles et pour finir une sélection de 90 qui sont en ce moment visibles à la galerie Foch jusqu’au 26 novembre. Des scènes de foule attendant le bus, revenant de la pêche ou négociant au marché ou des portraits de gens simples saisis dans leur spontanéité comme une écolière, un berger ou un vieillard pour ne citer que quelques exemples. Et l’on est transporté la-bas entre épices et odeurs incroyables tant on sent ces personnes vivantes et humaines. C’est d’abord cela que l’on ressent, ce souci d’être proche des gens. Les tableaux témoignent de cette proximité et de cette authenticité qui transcendent le regard du peintre comme celui du visiteur de l’exposition. Et cerise sur le gâteau, on peut prolonger chez  soi le plaisir que l’on a ressenti en feuilletant le livre qu’elle a tiré de ce voyage entre initiation et pèlerinage. « Les fées de Zanzibar » dont elle a fait textes, dessins et peintures s’inscrit dans la tradition de Titouan Lamazou et ses portraits de femmes, ou de certaines B.D. de la collection Aire Libre car chaque détail ou chaque vignette rebondit  pour dresser un panorama sinon exhaustif du moins proposer un instantané d’une grande force. On ne se contente pas du pittoresque ou de l’illustratif mais on plonge dans l’âme et l’intime d’un pays, d’une ville et de ses habitants où l’empreinte de l’histoire ancienne reconnue patrimoine de l’Unesco côtoie la fureur des temps actuels via le siège à Arusha du  tribunal international pour le génocide du Rwanda.

Une exposition qui ouvre le cœur et l’esprit.

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Un commentaire pour Zen à Zanzibar

  1. sonia dit :

    Merci, Assante!
    Tu sais toujours aussi bien résumer ces petits bouts de moi…

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