Japy together

C’était la semaine dernière, jeudi très précisément, quelques jours avant le premier tour de la primaire citoyenne. Etaient réunis au gymnase Japy dans le 11ème arrondissement de Paris outre le député local, un de ses supporters, tout ce que l’on appelle communément « le peuple de gauche », jeunes tout juste sortis de l’adolescence ou personnes plus âgées, étudiants  ou retraités, hommes et femmes confondus de tous horizons et de toutes origines, la nation arc en ciel de la gauche au sens le plus large. Ils étaient tous venus pour assister à l’ultime meeting de campagne de Martine Aubry. Bien sur au premiers rangs avaient pris place tout l’aréopage des élus emmenés par Bertrand Delanoë le maire de la capitale mais aussi diverses personnalités de la société civile comme l’actrice Virgine Ledoyen, ou le généticien Axel Kahn. C’est d’ailleurs lui qui dans son discours sut le mieux retracer à la fois le bilan de l’actuel locataire de l’Elysée mais aussi dessiner les contours des changements indispensables qu’une victoire de la gauche au printemps prochain doit porter. Et régulièrement dans la foule compacte des drapeaux s’agitaient, des applaudissements jaillissaient et l’espoir enflait.

Il se dégageait de l’assistance le plaisir palpable d’être ensemble et d’échanger avec son voisin mais aussi la conscience de vivre un moment fort. Et les images vidéo projetées de la victoire de 1981 ou les témoignages de personnalités aussi diverse que Sandrine Bonnaire ou Stéphane Hessel peut être le plus offensif de tous, donnaient le ton. Dans ce lieu hautement symbolique et chargé d’histoire puisque c’est dans ce même gymnase qu’eut lieu un des  premiers rassemblements de la gauche républicaine à la fin du 19ème siècle, qu’il est hanté par des figures tutélaires de légende comme Jean Jaurès ou des souvenirs plus douloureux puisque ce fut aussi un centre d’internement des juifs avant la déportation ou par l’évocation du drame de la station Charonne située à quelques encablures, et qui rappelle, si besoin est, qu’en 1962 en pleine guerre d’Algérie, neuf militants syndicaux furent victime de la répression d’un préfet de sinistre mémoire, Martine Aubry saura trouver les mots justes, ceux d’un discours du cœur et d’espoir qu’elle conclura, lyrique, en reprenant quelques phrases du Programme du Conseil National de la Résistance. Tout cela renvoyait à l’actualité immédiate et à la nécessité de la vigilance combative et intransigeante.

Ce grand moment de fraternité et d’espoir emportait définitivement l’enthousiasme d’une salle totalement à l’unisson .

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