Via occitana

images (3)C’était cet été lors de l’Estivada 2010 que fut créé le spectacle « Sul camin … » et c’est à sa reprise en salle à la Maison des Jeunes de Rodez qu’était convié le public parmi lequel on comptait nombre d’inconditionnels et militants de la langue d’oc. Il faut dire que sont mis à l’honneur quatre poètes emblématiques: Louisa Paulin, Robert Marty, Roland Pecout et bien sur l’instituteur aveyronnais Jean Boudou dont on vient de transformer la maison natale en musée. Œil malicieux et bacchantes émoustillées, Jean-Louis Courtial qui a mis en musique ces auteurs incontournables n’hésite pas à faire se côtoyer une batterie très envahissante et des instruments plus traditionnels aux sonorités beaucoup plus suaves comme les flûtes ou la musette. C ‘est sa façon pour lui et ses quatre complices de refuser tout passéisme par trop désuet et d’inscrire résolument l’occitan dans le monde actuel. Ce faisant, il  prolonge encore et encore le même message d’une langue plus que jamais actuelle et résolument vivante. L’âme des troubadours version « fin amor » renvoie à l’épopée des croisades et fait écho à des textes plus contemporains qui invitent au voyage y compris jusqu’à l’Ile de Pâques et ses moaïs, le paratge évoque lui l’amour courtois. L’esprit de résistance sur lequel s’est construit pour mieux s’épanouir le renouveau occitan ne pouvait se chanter sans quelques paroles bien senties sur la solidarité nécessaire ou la justice indissociable de la liberté. Et si le plus beau moment fut incontestablement une mélodie version polyphonies qui avait  une puissance d’émotion incroyable, la reprise finale d’une composition de Lluis Llach terminait de la plus belle des manières cette mosaïque musicale.

Une ballade à travers chants qui permettait de temps à autre à Roselyne de donner toute sa puissance vocale par quelques envolées lyriques dont elle a le secret.

Publicités
Cet article, publié dans Divers, Musique, est tagué . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Un commentaire pour Via occitana

  1. blanc dit :

    c’est ce que je voulais dire ! Tu m as pris les mots de la bouche. L’originalité des musiciens était leur ployvalence aussi : passant d’un instrument à l’autre sans complexe.

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s